La physiologie peut être un support de méditation.
Ce type de méditation s’appuie sur la phénoménologie  : l’observation pure sans théoriser ce que l’on observe. La pensée se met au service des perceptions et ne s’en empare pas pour en fabriquer quelque chose de personnel.
Pourquoi choisir la physiologie comme objet de’méditation ?
Car la physiologie est mouvement.
Toute observation  de la nature commence avec cette séparation sujet/objet et la fixation de l’observé en une forme. Pour le corps c’est la phase description anatomique.

Passer de l’anatomie `a la physiologie, c’est passer de la forme au mouvement, de la forme aux processus.

On observe alors des transformations, des changements de forme. C’est un pas vers le monde des métamorphoses.

Le monde des métamorphoses est celui qui est juste au-dessus du monde physique. C’est un pas vers l’invisible, un premier pas.

L’observation du processus physiologique ne suffit pas pour appréhender ce monde des métamorphoses, il faut le méditer, c’est à dire en termes plus simples, il faut apprendre à vivre intérieurement ce qui est observé extérieurement.
Le mouvement est le langage de l’âme. Techniquement on se passe intérieurement une séquence d’un processus physiologique, jusqu’à qu’on puisse se le représenter très clairement et petit à petit on fait attention aux expériences intérieures induites par ce film. Sentiments, sensations, pensées….
Le mouvement est le langage de l’âme. Le mouvement évoque, éveille l’âme….

Et dans la physiologie, il y a une matière reine : L’embryologie.
Pourquoi ? Car ce qui se passe pendant le développement de l’embryon est une répétition de là la création du monde, dixit Steiner. Ce qui veut dire qu’étudier et méditer l’embryologie est une manière de vérifier par soi-même les mythes de création cosmique !
On est dans le rapport microcosme-macrocosme très directement !!!
Exemple :
Le début de l’embryon : Un zygote, Une cellule qui se divise plusieurs fois jusqu`à ressembler à une sorte de myrtille : La morula.

Ceci est un parallèle direct avec la cosmogonie qui décrit les Trônes fabricant un chaos initial de chaleur (la sphère initiale non ordonnée mais vivante) qui reçoit la qualité réfléchissante des Kyriothetes et l’astralité   des Dynamis et se divise ainsi jusqu’à ressembler à une grosse myrtille a l’échelle du cosmos ! Ici le parallèle est clair et net. C’est vrai que ça se complique vite.


L’intérêt de tout ça c’est qu’on peut retrouver par l’observation pure approfondie par la méditation les enseignements ésotériques les plus profonds.
L’intérêt de cette méthode est qu’elle est absolument libre de toute croyance, appartenance à quelque groupe que ce soit, puisque l’on part de l’observation ordinaire.

Important de cette méthode : Dans  les méditations initiales, méditer la métamorphose des formes est à voir comme une préparation : elle crée la coupe animique qui devient capable de recevoir les inspirations spirituelles. On peut dire qu’on propose humblement sa petite recherche et méditation et on attend de voir comment ça résonne de l’autre coté, c’est à dire ce qu’on reçoit en retour, c’est à dire dans quel état d’âme cela nous plonge. On ne comprend cela que par la pratique.

Cette approche permet le passage de la pensée morte a la pensée vivante : la pensée par les formes qui naissent et meurent à celle des métamorphoses permanentes. Le monde des métamorphoses est celui de l’imaginal. Il donne certaines perceptions élargies mais ne donne pas le sens de ces perceptions.
Ce qui en donne le sens, c’est pour ainsi dire d’offrir ces images au monde spirituel, les laisser mourrir et écouter la résonnance. C’est dans cette résonnance que quelque chose de l’ordre du sens apparait, c’est à dire que les imaginations se connectent entre elles de par leur nature propre en un monde de résonnances qui fait sens.
Ici on commence à ressentir le sens de la nature et de soi dans le cosmos. On commence à éprouver dans la profondeur de son âme que la nature est un livre qu’on a la capacité d’ouvrir si l’on s’en donne la peine.

Pour les thérapeutes : ces méditations forment intérieurement une image multidimensionnelle  du corps humain qui devient un outil de diagnostic et de traitement. Car au-delà des images, c’est bien des principes de création du corps que l’on rencontre et ces principes sont ceux qui peuvent nous servir de référenciel pour une thérapie….

 

Amis de l’éveil et de la connaissance,

Bien à vous !
Christophe

 

 

 

 

 

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